Fête des familles au "Grand Chêne"

 

Comme chaque année, le samedi 2 juillet, le "Grand Chêne" organise une fête qui réunit résidents, familles et amis, bénévoles et personnel. Tous sont invités à venir avec un "carré tricoté" de 17 cm sur 17. Ces carrés sont destinés à composer un patchwork, image de notre unité dans la diversité.

A 10 heures 30, le Père Morel célèbre l'Eucharistie dans une chapelle pleine. Durand l'apéritif qui suit, Madame Jacquemoud, la directrice, accueille les participants et remercie tous les partenaires qui soutiennent les nombreux projets réalisés ou en cours. (texte ci-après)

Suit un buffet campagnard ponctué d'interludes artistiques. L'après-midi, la fête se poursuit par une représentation de la troupe théâtrale de la Résidence "les Farfelus". *

Sur une mise en scène de Grégory Benoit, directeur artistique de la compagnie "Les yeux grand ouverts", elle présente une version du "Petit Prince", d'Antoine de St Exupéry. Cette troupe de 13 acteurs a une moyenne d'âge de 83 ans. C'est sa 2e année d'existence avec des prestations remarquées à l'auditorium de Seynod, cette année, et au festival "Grand Ouvert", de Malaz, l'année dernière. Les acteurs amateurs sont entraînés en moyenne 2 fois par semaine. Ils travaillent sur l'expression ou encore sur l'improvisation. Cette activité est stimulante et importante pour l'estime de soi. La fête s'achève par un concert dirigé par Isabelle, employée à la cuisine et par Sylvie, animatrice. Cette journée souligne combien la Résidence est un lieu de vie chaleureux.

Les "Farfelus" jouent une adaptation du Petit Prince

Voici ce qu'écrit Grégory Benoit

« Quand on n’est pas familier des maisons de retraite, on ne sait pas trop comment va pouvoir se dérouler un atelier théâtre destiné aux résidents d’un de ces établissements. J’ai eu la chance de rencontrer une bande de "farfelus" dont la générosité, la grandeur d’âme et le sens du partage m’ont montré qu’il n’y a pas d’âge pour s’épanouir ensemble".


« Une vie, une humanité auxquelles je ne m’attendais pas »

 

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Les comédiens interprètent une adaptation du "Petit Prince". Ils apprennent leur texte comme une troupe ordinaire. En cas de difficulté, un souffleur peut intervenir.
"Le théâtre apporte beaucoup, en termes de valorisation de l’estime de soi, de renforcement du sentiment d’auto-efficacité, d’appartenance au groupe, mais aussi sur le plan des capacités langagières ou cognitives », souligne Conceiçao Nunes, animatrice.

 

 

Changer les regards

Même si ce n’est pas le but premier de ce projet, il contribue aussi à changer les regards.

«Changer le regard du grand public, mais aussi des familles et des équipes. Grâce au théâtre, j’ai pris conscience qu’une de nos résidentes parlait, moi qui n’avais jamais entendu le son de sa voix », témoigne la directrice.

Et sur scène, impossible de déceler les pathologies dont sont atteints les comédiens. D’ailleurs, la troupe se présente comme venant d’une maison de retraite, sans donner plus de détails.

« Rendre possible l’impossible »

 

 

 

Sœur Marie Julia, 89 ansvie2

Pour la troupe, la scène est un véritable moteur. Une partie des acteurs aimerait même partir en tournée une semaine. L’idée est actuellement en discussion.

« C’est un bel exemple de la vie qui continue », se félicite la directrice. Il ne faut pas perdre de vue qu’aujourd’hui il y a du possible, on ne peut pas tout faire mais on arrive à mettre en place des choses formidables."

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