Sœur Marie Antide – Marie Biolley

née à Sciez, Haute Savoie

décédée à Grand Chêne, Vieugy

le 26 juin 2021

à l’âge 101 ans, dont 80 de profession

Sœur Marie Antide est née à Sciez, le 9 janvier 1920. Le: baptême. Elle est baptisée le 14 janvier,  immergée dans la vie de Jésus, parfaite Image du Père. Un garçon nait 1 an plus tard. Le papa, qui a fait toute la guerre, meurt en 1921. Il a 30 ans et laisse sa jeune femme avec 2 enfants âgés de 1 an et demi et 6 mois. Elle confie Marie aux grands parents. Début bien difficile pour la famille et tout particulièrement pour Marie. Mais la foi nous assure que nous sommes le fruit de l’Amour de Dieu, de l’amour d’un Père qui nous suit pas à pas. Pas étonnant que l’appel à la vie religieuse résonne très tôt dans le cœur de la fillette. Elle aime participer à la messe. Quelle joie le jour où elle reçoit un missel traduit en français ! Un beau cadeau !

19 septembre 1936. Elle a un peu plus de 16 ans et demi et entre au noviciat. Sa vie religieuse débute avec des « oui » solennels prononcés dans l’Eglise, Corps du Christ. Vœux annuels de 1938 à 1941,. Profession perpétuelle le 7 septembre 1942. Elle renouvelle son « oui » chaque fois qu’elle est envoyée dans une communauté nouvelle pour un apostolat différent : Cluses ; Sévrier ; Bonne/sur /Menoge ; Le Cheylard ; Bellevaux ; Bonne ; cluses ; Samoëns ; En 1950, elle ouvre l’école ménagère de Sévrier. Elle est aussi à l’origine de l’école ménagère de Bellevaux qu’elle devra fermer 8 ans plus tard.

Dans ces différents lieux de travail, elle est tour à tour, infirmière à domicile, catéchiste, cuisinière. Elle visite des personnes âgées, des malades, leur porte la communion. La bicyclette lui est un outil précieux, fort utile.

Elle est accueillie au Grand Chêne en février 2010. Elle a 90 ans. Elle y fêtera ses 100 ans avant de rejoindre Celui qu’elle a aimé, 1 an et demi plus tard, après une longue maladie vécue ave courage.

Voici ce qu’elle a écrit le 17 mars 2006 : « Ayant achevé mon parcours terrestre, je tiens à dire : « Adieu, au Revoir en Dieu à toux ceux que j’ai connus et aimés : mes sœurs, ma famille, mes amis, mes ennemis ; Je les invite à prier pour moi, chacun selon sa foi.

Nous le savons, celui qui a ressuscité le Seigneur Jésus nous ressuscitera nous aussi avec Jésus et il nous placera près de Lui avec vous. »

Ailleurs, elle écrit : « Je demande pardon à ceux et celles que j’ai pu offenser. De mon côté, je pardonne à ceux et celles qui m’ont peinée et enfin un cordial merci à ceux et celles qui m’ont aidée au physique et au moral à vivre et à mourir. Merci et A Dieu.

Au revoir, chère Sœur, nous aussi nous te demandons pardon pour les manques d’amour, inévitables dans nos vies en constante progression vers l’Amour absolu, Dieu Trinité.

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